Le candidat Hollande en Moselle, un petit goût d'Etat PS
La venue d'un candidat à l'élection présidentielle en Moselle est naturelle. C'est le contraire qui serait surprenant.
Le passage de François Hollande à Gandrange est plus contestable quand on sait que les plus grandes saignées de toute l'histoire de la sidérurgie française se sont déroulées sous des gouvernements de gauche. 33 000 emplois ont été supprimés sous la présidence de François Mitterrand. Par ailleurs, les "produits longs" et le site de Gandrange ont été vendus à Mittal sous le gouvernement Jospin qui avait validé cette décision (voir document ci-dessous).
"La cerise sur le gâteau", c'est la réunion publique organisée par la municipalité messine dans les grands salons de l'Hôtel de Ville ! La maison de tous les Messins qu'est la mairie de Metz devient pour un temps "la maison du PS". Un peu comme les primaires socialistes organisées par les municipalités éponymes dans les mairies, excluant de fait la majeure partie des citoyens qui ne souhaitaient pas y prendre part.
Avant même des élections que Pierre Moscovici se dit sûr de gagner (sic), une chose est certaine : nous avons droit à un petit goût d'Etat PS qui ne m'inspire pas vraiment.