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Dévoiement du Congrès des Maires de France

Publié le par Julien Freyburger

L'Association des Maires de France (AMF) est une institution éminemment respectable et utile créée en 1907 qui regroupe de nombreux maires, issus d'horizons très différents. Elle a pour objets, entre autres, la défense des libertés locales et l'appui aux élus. Le rôle de cette grande organisation républicaine est primordial et contribue au bon fonctionnement de nos institutions.

Le Congrès des Maires de France et des Présidents de Communautés se déroule ces jours-ci au parc des expositions de la Porte de Versailles. Je m'y suis rendu hier, l'occasion de suivre avec intérêt plusieurs interventions, dont celle du Premier ministre François Fillon.

Au moment de la présentation du rapport d'activité de l'Association, le Secrétaire général de l'AMF, le socialiste André Laignel, candidat malheureux à la présidence lors du dernier renouvellement des instances de l'organisation, s'est livré à une attaque disproportionnée et inopportune du Gouvernement, sans la nécessaire retenue qui sied à un tel événement.

Quelle ne fut en effet pas ma surprise quand l'orateur, dont l'intervention précédait de peu l'arrivée du Chef du Gouvernement, décida de mettre de côté le rapport censé être présenté aux participants pour se concentrer sur ses critiques à l'égard du projet de réforme des collectivités territoriales !

Il n'est heureusement pas interdit de faire part de désaccords avec l'exécutif - au contraire - et de développer sa propre argumentation en séance plénière mais de là à transformer une intervention statutaire en discours outrageusement partisan devant une assemblée composée d'élus de toutes sensibilités, il y a un pas qui n'aurait pas dû être franchi.

Se muant en chauffeur de salle désireux de préparer et de favoriser un accueil détestable au Premier ministre, Monsieur Laignel, déjà célèbre pour sa fameuse formule proclamée à l'Assemblée Nationale à l'endroit de l'opposition parlementaire sous le premier septennat du Président Mitterrand : " vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire ", n'a pas faibli un seul instant hier, une gestuelle particulièrement explicite faisant suite à son propos par trop partisan.

Tout ceci a été mené de concert avec des militants (élus ?) socialistes venus tout spécialement pour déstabiliser François Fillon qui, par sa maîtrise du sujet et son sens aigu des responsabilités, est parvenu à surmonter la cabale menée contre lui pour finalement exposer ses idées devant les très nombreux maires et élus locaux légitimement préoccupés par le devenir de leurs collectivités.

Or, il ne faut pas mélanger les genres car le risque est grand d'abîmer des institutions comme l'AMF qui participent du bon fonctionnement de notre démocratie. Le débat est légitime mais il me paraît particulièrement hasardeux et condamnable de dévoyer le rendez-vous annuel des Maires de France dans un but purement et simplement politicien.

Publié dans En France et Ailleurs

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9 novembre 2009

Publié le par Julien Freyburger

Une date importante, deux anniversaires et une question fondamentale.
Le mur de Berlin est tombé il y a vingt ans, le Général de Gaulle est mort il y a 39 ans : que signifie "être Français" aujourd'hui ?

Quel est le lien entre ces trois éléments dont l'actualité est redoutable ?

La chute du mur a permis la réunification de notre grand voisin, démembré par l'Histoire. Cet événement symbolise, dans l'inconscient collectif, la Liberté, celle des peuples et aussi celle des individus, le franchissement d'une frontière qui permet le passage d'une époque à une autre.

La mort du Général de Gaulle a marqué à sa manière un changement d'époque. Les années soixante furent celles de la généralisation du progrès favorisée par l'Homme du 18 juin. La France moderne était née et la crise couvait déjà. Avec le Général, politique et histoire se confondaient : il était entré dans l'Histoire avant de s'engager dans la vie publique. Le mouvement inverse se produisit avec l'ensemble de ses successeurs à l'Elysée. Question d'époque, de tempérament aussi.

Ces événements, aussi différents soient-ils, ne peuvent manquer de nourrir notre réflexion sur le contenu et le sens contemporains du mot " Français ". Parce qu'ils sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas le centre d'un monde qui, pour autant, ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui sans la France. Parce qu'être Français en 2009 octroie des droits et impose des devoirs qui, de temps à autre, sont quelque peu oubliés.

Bien sûr, le débat sur l'identité nationale initié par le gouvernement paraît suspect, aux yeux de certains, soit qu'il trouve sa justification dans des arrière-pensées d'ordre électoral (et comme nous sommes très régulièrement appelés aux urnes... ), soit qu'il fasse l'objet de procès en tous genres dont la diversité témoigne du manque de pertinence.

Car vingt ans après la chute du mur de Berlin et bientôt quarante ans après le départ du Général de Gaulle, être Français doit avoir une résonance particulière. Il me semble que le " vivre ensemble " doit découler d'une volonté dont la manifestation a vocation à être exprimée régulièrement.

Ce n'est pas une question liée à l'origine ou à la culture familiale, ce n'est pas une question d'antériorité et encore moins de capacité intellectuelle ou pécuniaire. C'est une volonté, un désir.

Et il n'est pas inutile, dans le tumulte des bouleversements du monde, de savoir ce que l'on veut et où l'on va.

Publié dans En France et Ailleurs

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