Voici une des nombreuses photos prises au cours de l'assemblée générale de Maizières Ensemble qui s'est tenue récemment dans nos locaux.
En un mot, avant de revenir prochainement sur des sujets municipaux importants, je voudrais dire : "merci" à toutes les personnes qui participent à nos travaux, celles qui ont pu être présentes ce jour-là et celles, bien plus nombreuses encore, qui nous accompagnent au quotidien.
Martine Aubry était hier l'invitée d'Arlette Chabot dans l'émission A vous de juger sur France 2. Au détour d'une question sur la baisse de la T.V.A. dans la restauration, la Première Secrétaire du PS a tenu des propos extrêmement durs à l'égard de cette profession, en condamnant sans autre forme de procès l'ensemble de ses représentants.
Le fait qu'une personnalité politique de premier plan s'exprime de cette façon m'a profondément choqué, pour deux raisons au moins.
La première tient à l'absence de nuance du propos tenu par la "dame des 35 heures" : il est inconcevable de jeter l'anathème sur tous les représentants d'une profession qui contribue grandement à l'économie de notre pays et qui, tout en travaillant beaucoup, a déjà subi de plein fouet les effets des lois Aubry sur la réduction du temps de travail. Cette attitude confine à l'acharnement.
La seconde raison est plus importante encore. Alors que nous traversons encore une période de crise économique sans précédent, il est dangereux voire suicidaire de critiquer de la sorte un pan entier de l'économie française en le reléguant au rang de simple exécutant des décisions gouvernementales. Certes, les effets attendus sur les prix pratiqués ne sont pas à la hauteur de ce que les pouvoirs publics et les clients pouvaient en attendre. Certes, des efforts significatifs doivent encore être fournis. Chacun en convient, à commencer par de nombreux professionnels de la restauration.
Mais, de grâce, agissons et exprimons les points de vue dans un esprit de responsabilité en évitant amalgames et condamnations par trop péremptoires. Ce n'est pas digne d'un débat public de qualité. Plus grave encore, cela démontre qu'au sein de l'appareil socialiste on ne se débarrasse pas facilement de ses mauvaises habitudes.
L'Association des Maires de France (AMF) est une institution éminemment respectable et utile créée en 1907 qui regroupe de nombreux maires, issus d'horizons très différents. Elle a pour objets, entre autres, la défense des libertés locales et l'appui aux élus. Le rôle de cette grande organisation républicaine est primordial et contribue au bon fonctionnement de nos institutions.
Le Congrès des Maires de France et des Présidents de Communautés se déroule ces jours-ci au parc des expositions de la Porte de Versailles. Je m'y suis rendu hier, l'occasion de suivre avec intérêt plusieurs interventions, dont celle du Premier ministre François Fillon.
Au moment de la présentation du rapport d'activité de l'Association, le Secrétaire général de l'AMF, le socialiste André Laignel, candidat malheureux à la présidence lors du dernier renouvellement des instances de l'organisation, s'est livré à une attaque disproportionnée et inopportune du Gouvernement, sans la nécessaire retenue qui sied à un tel événement.
Quelle ne fut en effet pas ma surprise quand l'orateur, dont l'intervention précédait de peu l'arrivée du Chef du Gouvernement, décida de mettre de côté le rapport censé être présenté aux participants pour se concentrer sur ses critiques à l'égard du projet de réforme des collectivités territoriales !
Il n'est heureusement pas interdit de faire part de désaccords avec l'exécutif - au contraire - et de développer sa propre argumentation en séance plénière mais de là à transformer une intervention statutaire en discours outrageusement partisan devant une assemblée composée d'élus de toutes sensibilités, il y a un pas qui n'aurait pas dû être franchi.
Se muant en chauffeur de salle désireux de préparer et de favoriser un accueil détestable au Premier ministre, Monsieur Laignel, déjà célèbre pour sa fameuse formule proclamée à l'Assemblée Nationale à l'endroit de l'opposition parlementaire sous le premier septennat du Président Mitterrand : " vous avez juridiquement tort parce que vous êtes politiquement minoritaire ", n'a pas faibli un seul instant hier, une gestuelle particulièrement explicite faisant suite à son propos par trop partisan.
Tout ceci a été mené de concert avec des militants (élus ?) socialistes venus tout spécialement pour déstabiliser François Fillon qui, par sa maîtrise du sujet et son sens aigu des responsabilités, est parvenu à surmonter la cabale menée contre lui pour finalement exposer ses idées devant les très nombreux maires et élus locaux légitimement préoccupés par le devenir de leurs collectivités.
Or, il ne faut pas mélanger les genres car le risque est grand d'abîmer des institutions comme l'AMF qui participent du bon fonctionnement de notre démocratie. Le débat est légitime mais il me paraît particulièrement hasardeux et condamnable de dévoyer le rendez-vous annuel des Maires de France dans un but purement et simplement politicien.