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De vrais humanistes à la Fête de l'Humanité

Publié le par Julien Freyburger

Une fête, certes politique, mais une fête tout de même.
Un événement culturel, certes orienté, mais une dimension culturelle incontestable.
Un grand quotidien organisateur de cette fête politique et culturelle, certes engagé, mais un monument de la presse française.
Et un ministre de la Culture qui ne s'est pas dérobé et qui est venu à la rencontre des participants de la Fête de l'Humanité 2009.

Alors que son arrivée était prévue et avait fait l'objet d'une préparation réunissant cabinet ministériel et responsables de l'organisation, Frédéric Mitterrand s'est retrouvé sifflé et conspué sans aucune retenue par des participants dont le savoir-vivre n'est, semble-t-il, pas la première des vertus.

Tout a été dit sur ce regrettable épisode qui ne plaide pas en la faveur des fauteurs de troubles, bien au contraire. Face à l'incident, le sang-froid et la vraie correction du ministre de la Culture sont à saluer. Son comportement exemplaire est probablement la meilleure réponse possible à ce type d'agissements.

Une question simple mérite, à mes yeux, d'être posée. Les auteurs des invectives destinées à Monsieur Mitterrand (et aussi à d'autres personnalités) - qui ne sont en rien partie prenante à l'organisation de la " Fête de l'Huma " - prônent la tolérance, le respect et d'autres valeurs voisines (je l'affirme sans aucune preuve mais la présomption en la matière me paraît forte). Que ne commencent-ils à appliquer ces valeurs dans leur propre manière d'être ?

Eh oui ! La démocratie est une exigence de tous les instants... Même si d'aucuns affirment, non sans humour, que " la dictature, c'est : ferme ta gueule ! et la démocratie : cause toujours ", il n'est pas interdit de penser qu'avant même de causer, il peut être intéressant d'écouter l'autre.

Publié dans En France et Ailleurs

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Question à Diam's et aussi aux autres...

Publié le par Julien Freyburger

Hier, j'étais invité par mon frère à déjeuner. Un dimanche de fin d'été agréable et tranquille au milieu d'une activité redevenue soutenue, rentrée oblige. Les vacances sont déjà loin.

En musique de fond, les titres diffusés par la chaîne musicale Virgin 17. De quoi agrémenter l'échange sans le perturber. Changement de genre et de rythme au moment de la diffusion d'un best of de la chanteuse Diam's. Un vrai talent et un engagement à gauche sans retenue.

Tout cela ne me perturbe pas, bien au contraire. Certaines de ses oeuvres me plaisent et l'engagement politique, quel qu'il soit, suscite chez moi le respect. Question d'histoire et de parcours personnels. Une vraie passion aussi.

Au long du repas, nous avons eu droit à l'ensemble des compositions de la chanteuse "rap" que nous avons écoutées d'une oreille plutôt distraite.

Puis vinrent les paroles suivantes : "les fachos ont des flash-ball". Ce n'était pas la première fois que je les entendais mais elles m'ont marqué plus qu'à l'accoutumée. Sans doute une marque de nervosité due à la fausse bonne conscience d'une partie de la gauche dont Diam's fait partie intégrante depuis son soutien appuyé à Ségolène Royal et ses propos publics dénués d'ambiguïté et - il faut bien le dire - qui n'ont jamais souffert d'aucune nuance.

Sans se pencher ici sur les aspects techniques de cette arme "à létalité atténuée" utilisée par les forces de l'ordre, il convient de se demander si Diam's (et d'autres ! ) vivent dans la même société que le citoyen moyen.

Disons les choses sans ambages : les policiers ne sont pas des "fachos" et il est heureux qu'ils puissent se défendre et intervenir quand la situation le leur impose. Comme bien d'autres personnes, je regrette infiniment que la violence fasse partie intégrante de notre monde et que les banlieues et autres quartiers de notre Pays ne soient pas uniquement peuplés par des "enfants de choeur".

Pour assurer la protection des personnes et des biens, pour que l'ordre républicain soit le même pour tous les citoyens, il est indispensable que les forces qui le servent disposent des moyens nécessaires à leur mission et que ces derniers soient utilisés à bon escient, dans le respect des règles.

Ce propos me paraît acceptable, même aux yeux de ceux qui se prétendent, à tort ou à raison, "défenseurs des libertés". La sécurité n'est-elle pas, d'ailleurs, l'une des premières libertés ?

Publié dans En France et Ailleurs

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Elections locales : non à une nouvelle cohabitation !

Publié le par Julien Freyburger

Edouard Balladur l'avait en son temps théorisée. Elle s'est ensuite appliquée, d'abord entre 1986 et 88 puis entre 1997 et 2002, à visage inversé cette fois puisque le président Chirac l'a expérimentée deux ans après son accession à l'Elysée et neuf ans après le début de son second séjour à Matignon, suite à la victoire de la coalition RPR - UDF aux législatives du printemps 86.

Ce type de cohabitation concernait le pouvoir national, le titulaire de la fonction présidentielle voyant la majorité à l'Assemblée nationale issue des rangs de son opposition. Deux légitimités reposant chacune sur le suffrage universel devaient ainsi apprendre à faire contre mauvaise fortune bon coeur, quelles qu'aient été les circonstances politiques de cette période bien particulière.

Les résultats de cette cohabitation au sommet de l'Etat - horizontale pourrait-on dire - ont été mitigés.

La première expérience a mis les nerfs des gouvernants à rude épreuve du fait de la grande combativité de François Mitterrand qui ne voulait rien céder du prestige de sa fonction et de ses prérogatives propres, se risquant à provoquer une rupture comme ce fut le cas lorsqu'il refusa de signer les ordonnances qui lui étaient soumises.

La seconde expérience fut placée sous le signe de la sérénité, Jacques Chirac étant davantage prompt à privilégier une "démocratie apaisée" , pour reprendre l'expression qu'il contribua à populariser.

Au final, deux enseignements sont à tirer de ces périodes de cohabitation : la grande adaptabilité de notre Constitution, véritable chef-d'oeuvre juridico-politique, et le bilan, sur le plan des résultats, très contrasté pour notre Pays en raison du manque de netteté de la situation politique intérieure, guère équilibré par notre politique étrangère, le message de la France étant quelque peu brouillé.

Au fil des années, cette cohabitation horizontale a fait place à une cohabitation d'un autre type, que l'on pourrait qualifier de verticale.

La droite et le centre, traditionnellement bien ancrés dans les provinces et villes de France, ont peu à peu cédé du terrain à des élus socialistes qui se sont appliqué à démontrer tout ce que leur fibre de gauche pouvait apporter à nos concitoyens. Avec plus ou moins de bonheur il est vrai, tant leurs actes sont souvent en contradiction avec leurs discours dominés par une phraséologie dont ils ont le secret.

Le résultat est criant aujourd'hui. Vingt des vingt-deux conseils régionaux ont une majorité socialiste appuyée par des alliés plus ou moins bienveillants à leur égard et la majorité des conseils généraux est dirigée par les mêmes. Sans parler des villes conquises encore récemment, à l'instar de Metz, Thionville et Forbach.

L'une des raisons invoquées par les candidats socialistes réside dans une forme d'équilibre avec le pouvoir gouvernemental. Je n'y crois pas un seul instant, d'autant que les relations indispensables entre Etat et exécutifs territoriaux peuvent s'en trouver singulièrement compliquées.

Plus qu'un équilibre introuvable, il me paraît judicieux de choisir sur la base d'un projet, gage de sérieux et de vision pour les équipes qui se présentent devant les électeurs. Et puis, s'agissant notamment des élections régionales, il faudra bien dresser le bilan des majorités socialistes sortantes. En la matière, il y a fort à parier que des surprises seront au rendez-vous et que celles-ci ne seront pas nécessairement bonnes.

Publié dans En France et Ailleurs

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