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en moselle et en lorraine

Nicolas Sarkozy, " l’Usain Bolt " de la politique !

Publié le par Julien Freyburger

Le déplacement de Nicolas Sarkozy à Gandrange et à Metz, une semaine après sa visite à Hambach et sa participation à la table ronde organisée à Woippy, a pris de court ceux qui émettaient des doutes sur le respect de ses engagements.

 

Par cette venue inopinée mais opportune en Moselle hier après-midi, le Président de la République a voulu atteindre trois objectifs.

En allant
à la rencontre des principaux intéressés, Nicolas Sarkozy a honoré sa promesse de revenir à Gandrange. Après le travail et les progrès accomplis depuis sa première venue, il a matérialisé sa volonté de soutenir la sidérurgie lorraine en se rendant une nouvelle fois sur place. On le sait, la présence du Président de la République, au-delà de la satisfaction des uns et des critiques émises par les autres, est toujours un acte signifiant. Les annonces effectuées, dont certaines étaient envisagées, ne sont pas neutres pour la Moselle. La confirmation de l'énorme commande de rails et l'annonce d'investissements importants sont autant de bonnes nouvelles à saluer.


En se rendant dans la capitale régionale, il a manifesté l’attachement qu’il porte à la ville de Metz, lourdement affectée par l'indispensable restructuration de l'Armée mais pas oubliée, si l'on en juge par les annonces concrètes faites par le Chef de l'Etat, tout particulièrement l'arrivée d'un régiment dans l'agglomération.


Et puis, par l’effet de surprise de cette visite, il a voulu, d'une certaine façon, inciter les décideurs politiques mosellans à faire montre d'audace et d'imagination et à se concentrer sur les vrais enjeux.

 

En bousculant les habitudes, en encourageant le renouvellement des hommes et des idées, il est plus proche d’Usain Bolt que des vedettes des années 70.

 

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Réponse à Aurélie FILIPPETTI et Jean-Louis MASSON

Publié le par Julien Freyburger

Avant-hier, je publiais le communiqué suivant, retenu par le Républicain Lorrain :

"A la veille de la venue du Président de la République en Moselle, la députée PS Aurélie FILIPPETTI a dénoncé « une fuite du Président face aux difficultés des Mosellans ».

 

Comment peut-elle parler de « fuite » quelques heures avant l’arrivée de Nicolas SARKOZY en Moselle ? La députée parachutée il y a peu par l’appareil socialiste dans le département ignore-t-elle que Hambach et Woippy se situent en Moselle ?

 

Il est pourtant indéniable que l’intéressée est particulièrement qualifiée pour parler de « fuite », elle qui a été candidate aux élections municipales à Paris en 2001, qui a ensuite tenté de se présenter aux sénatoriales dans le Rhône en 2004, avant de vouloir se présenter au nom des Verts puis du PS aux législatives dans la circonscription de Longwy… pour finalement atterrir en Moselle, à Rombas-Bouzonville !

 

L’année 2009 a confirmé l’expertise de Madame FILIPPETTI en la matière : elle a tenté un départ au Parlement de Strasbourg et se préparerait à la succession de Jean-Yves LE DEAUT en Meurthe-et-Moselle…

 

Tout cela me conduit à une conclusion : même les experts peuvent se tromper !"


Evidemment, je m'attendais à une réaction de la part de l'intéressée qui dément catégoriquement avoir voulu se présenter dans le Rhône ou en Meurthe-et-Moselle. Et pourtant ! Ceux qui me connaissent savent que je n'avance jamais une information sans l'avoir au préalable éprouvée.

Ainsi, on a pu lire récemment dans La Semaine que Jean-Yves Le Déaut conseillait à Aurélie Filippetti de ne pas "changer trop souvent de département", faisant ainsi référence à sa volonté de lui succéder.

Et on a pu lire il y a quelques années dans Libération que les Verts proposaient sa candidature aux sénatoriales du Rhône, dans le cadre d'un projet d'accord électoral avec le PS...

Alors, une question se pose : qui dit vrai ?

En revanche, je ne m'attendais pas à une réaction de Jean-Louis Masson, reproduite sur le site Vivametz, volant au secours de sa collègue parlementaire (socialiste), parlant du "charcutage électoral" (sic) dont se serait rendu coupable François Grosdidier avec pour seul but "d'éliminer Mme FILIPPETTI".

Or, là encore, il est facile de mettre en exergue une contradiction supplémentaire entre le discours public et certains écrits. Le sénateur Masson est un bon connaisseur du découpage électoral et il diffuse ses idées toujours très promptement. Ainsi, il a été l'un des tout premiers à légitimer la disparition de la 8ème circonscription de la Moselle détenue par Aurélie Filippetti, aux termes d'une brillante démonstration. Il affirmait notamment que "l'actuelle circonscription de Rombas-Bouzonville [dans laquelle est élue Madame Filippetti] avait été créée au mépris  de toute logique en 1986 (...)", apportant son soutien de principe à son démembrement.

On le comprend bien ici : ce n'est pas un parlementaire qui souhaitait la disparition de cette circonscription dans le cadre du redécoupage électoral mais ce mouvement résultait d'un large consensus.

En outre, M. Masson se plaint de ce que j'étais domicilié à Metz il y a quelques années avant de m'implanter à Maizières-lès-Metz et après avoir été le plus jeune conseiller municipal de France en 1995, à Marly... On est tout de même assez éloigné, me semble-t-il, du tour de France que certains nous font vivre au gré de leurs expériences électorales.

La rapidité des réactions d'Aurélie Filippetti et de Jean-Louis Masson me laisse à penser que je n'étais peut-être pas si éloigné de la réalité qu'ils veulent bien le dire. A chacun de juger !

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En politique, peu de " cadeaux " pour les plus jeunes...

Publié le par Julien Freyburger

La prise de position récente de Philippe Leroy sur la nécessité de rajeunir et de renouveler le personnel politique à l'occasion des prochaines échéances m'a semblé tout à fait digne d'intérêt et suffisamment rare de la part d'un élu de premier plan pour être soulignée.

Il faut dire que, très régulièrement, des citoyens, engagés sur le plan partisan ou non, font part de leur souhait de voir le monde politique s'ouvrir à des gens nouveaux, jeunes ou moins jeunes d'ailleurs. Des sites internet locaux, tels vivametz ou rue57, s'en font d'ailleurs ponctuellement l'écho à travers les articles publiés et les commentaires postés.

En se montrant favorables au renouveau, les " élus en place " ne prennent donc pas de grands risques puisqu'ils se retrouvent ainsi en phase avec une large majorité de leurs concitoyens. C'est, à tout le moins, ce que l'on peut percevoir autour de soi et ce qui résulte de toutes les enquêtes d'opinion.

Qu'en est-il réellement en Moselle ? Force est de constater que si le mouvement de renouvellement s'avère difficile partout, il l'est encore davantage dans notre Département. Non qu'il résulte d'un manque d'investissement de jeunes gens désireux de s'engager et de prendre des responsabilités. Leurs capacités ne sont pas plus en cause puisqu'il existe un certain nombre de compétences qui ne demandent qu'à pouvoir s'exprimer.

A dire vrai, deux raisons essentielles me paraissent devoir être mises en exergue. La première est d'une limpidité extrême : il s'agit tout bonnement de l'absence de volonté en la matière d'une bonne partie du personnel politique qui n'a pas franchement envie de voir des plus jeunes les rejoindre. C'est humain, me direz-vous. Il n'est pas neutre de relever que bien peu d'élus d'expérience ont su (et, par conséquent, voulu) faire émerger de nouvelles têtes. Quand on se met en quête d'exemples a contrario, on éprouve les plus grandes difficultés à les identifier tant ils sont rares...

La seconde raison découle directement de la première : alors que chaque personne " qui fait quelque chose " court le risque de commettre des erreurs - quel(le) élu(e) peut se targuer de ne s'être jamais trompé(e) ? - on fait généralement montre de bien peu d'indulgence à l'égard des plus jeunes. Et, malheureusement, ceux-là mêmes qui appellent de leurs voeux un renouvellement de la classe politique sont parfois les premiers à s'engouffrer dans la brèche de la critique facile, sans connaître et sans savoir vraiment. Drôle de réalité.

Alors, il faut avoir la foi chevillée au corps pour poursuivre inlassablement sa route, avec enthousiasme et aussi une bonne dose de courage ! C'est probablement le critère qui permet de distinguer une vraie passion d'un engagement plus mesuré. Il faut se rendre à l'évidence : quand on ne bénéficie pas de conditions de départ particulièrement avantageuses, l'engagement politique s'apparente d'emblée à un sacerdoce. Peut-être s'agit-il là de la meilleure préparation sans laquelle rien de grand n'est vraiment possible à l'avenir ?

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